avenir des RH

Votre boss a tort, comment lui dire sans vous faire virer ?

D’habitude, c’est vous le roi de la gaffe, de la boulette. Mais là, vous en êtes certain à 100 %, ce que vient de faire ou de dire votre boss est une erreur monumentale. Allez-vous oser lui dire qu’il s’est trompé ? 

La situation peut parfois être délicate. Certains boss sont très ouverts aux feedbacks et au fait que l’on questionne leurs décisions… D’autres, en revanche, sont un peu plus susceptibles, surtout quand la remarque vient « d’en bas ». 

Si votre boss est un peu “touchy”, on vous donne quelques conseils pour oser lui dire que quelque chose ne va pas. 

Votre boss est un être humain ! 

Il devrait donc comprendre la signification du verbe « se tromper » ou du mot « erreur ». Oui, bien sûr, il a peut-être un titre ronflant, un salaire supérieur au vôtre et il part plus loin en vacances. 

Mais il respire le même air que vous, déjeune dans la même cafétéria et parfois, il rit aux mêmes blagues que vous. Vous avez compris l’idée : les boss sont des êtres humains comme tout le monde. 

Alors, même quand il se trompe, adressez-vous à votre boss comme s’il s’agissait de n’importe quel collègue à qui vous feriez une remarque ou une suggestion dans le cadre professionnel. 

Choisissez vos batailles

Bien sûr, dès que votre boss se trompe, vous pouvez lui en faire part. Mais toute vérité est-elle bonne à dire et surtout, qu’avez-vous à y gagner ? 

Le monde professionnel est un univers complexe où le « politique » joue encore un très grand rôle. Si votre boss se trompe en affirmant que le film Le Parrain a été réalisé par Martin Scorsese (alors qu’en vérité, c’est Coppola) ou qu’il y a de la crème fraîche dans la recette des pâtes a la carbonara (alors que c’est considéré comme un péché capital en Italie), ce n’est peut-être pas la peine de monter au créneau et de l’afficher en pleine réunion. 

Mais si vous pensez que l’erreur qu’il est en train de commettre peut coûter cher à l’entreprise ou le faire passer pour un idiot par la suite lors d’une prochaine réunion, cela vaut probablement la peine d’intervenir… en vous y prenant de la bonne manière. 

N’abordez pas le sujet en public 

C’est un peu comme lorsque vous demandez une augmentation de salaire : le moment, le lieu et l’endroit comptent beaucoup. Autant que faire se peut, adressez-vous à votre boss en privé dans un endroit calme comme son bureau.  

Si vous le mettez dans l’embarras devant d’autres collègues, il est fort possible qu’il vous en veuille par la suite, même si vous avez raison. 

Soyez suggestif plutôt qu’affirmatif 

Reconnaître que l’on a tort n’est jamais facile, surtout si cela vient de son N-1. Essayez des phrases comme : « Serait-il possible que ce la clause n° 3 du contrat que nous sommes sur le point d’envoyer au client ne corresponde pas exactement à ce que nous avons décidé hier… ? »  

Les phrases à éviter absolument sont des affirmations comme :

  • « Je pense que vous avez tort » ;
  • « C’est faux ! »
  • « Ça n’a pas de sens » ;
  • « C’est un peu stupide, non ? » 

N’affirmez pas, suggérez. Vous risqueriez vraiment de froisser l’ego de votre supérieur et/ou de mettre en danger votre carrière dans l’entreprise si ce dernier est susceptible. 

Proposez une solution 

Personne n’aime entendre qu’il s’est trompé. Encore moins s’il s’agit d’un constat d’échec. Si jamais vous décidez de dire à votre boss qu’il a fait une erreur, essayez d’arriver avec une solution, une alternative, une bonne idée, quelque chose qui pourrait permettre de sortir tout le monde de l’embarras. 

Et s’il ne reconnaît pas son erreur ? 

C’est tout simple, retournez à la première étape et posez-vous la question : « Le jeu en vaut-il la chandelle ? »

Let it go! 

La plupart des ouvrages de management sont formels : si quelqu’un s’accroche à son erreur (les Américains disent “they stick to their guns”) c’est peut-être qu’il a des raisons que vous ne connaissez pas ou que l’enjeu est plus grand.

Si vous estimez que vous avez fait votre job en pointant une erreur possible et que rien de ne se passe, let it go!

Prendre son courage à deux mains et insister ?  

C’est aussi une option. Dans le secteur de l’aviation, par exemple, la sécurité dépend d’une bonne communication dans le cockpit. Les mécaniciens de bord doivent être prêts à dire à leurs capitaines quand ils ont tort, tout comme les capitaines doivent écouter leurs subordonnés.

Alors, vous sentez-vous prêts à éviter le prochain crash ?

Vous voulez en discuter ? Contactez Betuned ou amelie@betuned.be !